2008-Jan-3 - Frustrée . . .
Bien que la nuit fût étoilée et que la lune était quasi pleine, il régnait dans la maison une obscurité aussi étrange que pesante.
J’étais là, allongée dans mon lit à scruter le plafond, j’avais un sentiment que je connaissais bien mais qui remontait loin dans mon enfance, ça faisait longtemps que je n’avais pas eu peur du noir. Mon corps était parcouru de frissons. Je n’arrivais pas à fermer l’œil malgré la fatigue. Je ne pus m’empêcher de blâmer le marchand de sable de m’avoir oubliée.
Je me levai de mon lit sans aucune raison apparente. D’une démarche hésitante je fis quelques pas, arrivée au milieu de la pièce je m’arrêtai brusquement. Je sentais des présences étrangères qui rodaient, puis il y eut une apparition, rêvais-je ? Ou était-ce des souvenirs lointains qui émergeaient de l’océan de l’oubli ? des fantômes nocturnes ? Un visage m’apparut, je ne pus dire pourquoi il me semblait si familier, il vieillissait à mesure que les secondes passaient jusqu’à se transformer en un tas de cendres puis il disparut aussitôt qu’il s’était manifesté. J’ordonnais à mes membres de bouger, mais j’étais paralysé par la peur, je ne pouvais même plus trembler. Des souvenirs, des images et des voix se bousculaient dans ma tête, j’eus le vertige je n’arrivais plus à tenir sur mes jambes, sans m’en rendre compte je me retrouvai à genoux. J’entendais des voix, l’une d’elles criait au secours, une autre chantait un chant macabre. C’était surement le fruit de mon imagination. Des personnages aux traits aigris, aux rides creusées par le temps et aux regards réprobateurs apparaissaient et disparaissent. Leur point commun était le fait qu'ils appartenaient tous à mon passé. J'avais décidé de tirer un trait sur ma vie antérieure, mais l'oubli absolu était impossible.
Je ne sais pas combien de temps je suis restée au milieu de la pièce, le regard perdu dans le vide, fixant un point imaginaire, je ne sais plus à quoi je pensais, je ne comprenais pas non plus ce qui m’étais arrivé. J’avais une boule dans le ventre et la gorge nouée, j’étais en sueur et aussi blanche qu’un linge propre. Un être tout de blanc vêtu vient vers moi, il me tînt fermement l'épaule, mes paupières s'alourdirent et je sombrai dans un profond sommeil . . .
Mon rêve bleu
Ton rêve bleu
C'est un nouveau monde en couleur
Une nouvelle vie, un paradis
Aux mille nuits sans sommeil
Ce rêve bleu

Le résultat d'une insomnie , heureusement que des
insomnies j'en fait pas souvent parce que le résultat est pas très beau à voir .
La fin est bizarre je sais mais je vous ai bien
dit que j'aimais bien les oeuvres incomplètes 
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